L'origine du blason d'Anjou
- 1 févr.
- 1 min de lecture

Le choix des armoiries de la commune d’Anjou a été motivé par le désir de renforcer l’identité locale et de rappeler l’ancienneté historique du village.
Les armoiries apparaissent en Europe à partir de la seconde moitié du XIIᵉ siècle, d’abord comme signes de reconnaissance militaire, avant de devenir des symboles héréditaires liés aux fiefs et aux droits féodaux.
À l’origine, Anjou dépendait des seigneurs de Roussillon ; l’aigle y apparaît dès le début du XIIIᵉ siècle, notamment lors du partage du fief entre les frères Roussillon en 1236.
Les sceaux des seigneurs d’Anjou montrent une aigle (souvent dite « éployée ») associée au blason de Roussillon.
Des traces matérielles confirment cette symbolique : pierre tombale d’Izeu d’Oliérgues, sculptures d’anges tenant un écu à l’aigle sur l’ancienne église de Ville-sous-Anjou, et mentions dans plusieurs armoriaux régionaux.
Au fil des siècles, les armoiries d’Anjou sont transmises par les lignées seigneuriales (Roussillon, Miolans, puis Mitte de Chevrières), tout en évoluant légèrement. Aucune représentation peinte ancienne n’est conservée à Anjou, mais la présence de l’aigle est attestée par la sculpture et l’héraldique écrite.
La commune a donc choisi des armoiries simples et historiquement cohérentes : « De gueules à l’aigle d’argent », rappelant l’importance de la terre d’Anjou, son rattachement à Roussillon et son identité médiévale, tout en évitant les inventions fantaisistes.




Commentaires