
Anjou a une histoire
Habitat rural et agriculture
L'agriculture a été l'activité quasi-exclusive du village d'Anjou jusqu'aux années 1950.

Le village d'origine
La lecture du plan cadastral de 1806 nous montre que les constructions du village se trouvaient sur le flanc du coteau, essentiellement aux quartiers du « Vieux Village », de la Roche, des Patas et des Dalys.
Nombreuses sont les maisons possédant une ou plusieurs voûtes creusées dans la terre de molasse ayant servi à la construction des maisons.
Les cavités sont utilisées pour garder la volaille, les cochons ou les chèvres, conserver les pommes de terre et légumes, les fûts de vin et entreposer le matériel
La ferme Derne
Au cours de l’inventaire du patrimoine de l’Isère en 2002/2003 la ferme Derne a retenu l’attention d’une association de réinsertion spécialisée dans les maquettes. Celle-ci a réalisé une maquette de cette ferme dont l'association "Anjou a une histoire" a fait l’acquisition.
Elle représente très bien les anciennes fermes avec son puits et ses voûtes.


Les nouvelles fermes
Ce n’est qu’au milieu du XIX ème siècle que sont construites les nouvelles fermes au bas du village près des exploitations.
Elles sont orientées pour la plupart au sud et proposent à peu près la même disposition : l’entrée principale au centre de la maison donne sur un large couloir avec un escalier montant à l’étage pour desservir les chambres. En entrant à gauche la salle de séjour et la cuisine, et à droite la salle à manger servant surtout pour les grandes réunions de famille.
Au nord du rez de chaussée se trouvait un débarras et souvent une cave voûtée. Au-dessus une pièce pour conserver les céréales et entreposer le fourrage. Le grenier enfin, est aménagé pour le séchage du tabac.
Devant la maison, la cour. Les écuries et l’étable intégrées dans le corps du bâtiment ou juxtaposées au-dessus desquelles se trouvent les granges à foin. Un grand hangar avec ou sans séchoir à tabac permet d’abriter le pailler, la réserve de bois, le poulailler, la porcherie, les outils agricoles et même parfois les gerbiers avant le battage.
Les nouvelles habitations
Il faut attendre 1960 pour voir apparaître un nouveau type de construction : c'est la maison d’habitation élevée sur un rez de chaussée utilitaire, comportant buanderie, garage et rangements.
Depuis plus de 20 ans, on note le retour au plain pied sur un seul niveau, par économie, mais surtout pour une meilleure proximité avec l’espace paysager qui entoure aujourd’hui chacune des habitations .


Activités agricoles
Au début du siècle l’agriculture était l’activité principale. On vivait en autarcie. L’animal était au centre de la ferme. La vigne y a longtemps été exploitée. Deux cultures dites industrielles ont été pratiquées à Anjou : l’élevage du ver à soie jusque dans les années 1920 puis le tabac jusqu’à la fin du siècle.
L’agriculture, activité principale des Anjoulois jusqu’en 1950 va se transformer en profondeur. Ceci est dû à la mécanisation, la spécialisation des productions et l’exode de la population agricole. Puis ce fut la grande rupture au fil des années où l’agriculteur ne tiendra plus qu’une place marginale dans l’économie.
Aujourd’hui seuls 2 horticulteurs, 1 pépiniériste et quelques paysans continuent de travailler la terre d'une façon spécifique. La culture se fait sur de plus grandes surfaces : blé, maïs, colza, mais aussi fruits et légumes en cultures raisonnées ou « bio », sous petites ou très grandes serres à même le sol ou hors sol.